Andy poiron :

Andy poiron :


Le monde du fitness change, le coaching va devoir évoluer. Une chose est sûre, aujourd’hui : l’économie évolue, les attentes sont diff érentes et le monde subit des bouleversements économiques et sociaux sans précédent. Refuser de voir la vérité en face vous contraint à perdre l’avance que vous aviez sur vos concurrents et vous éloigne un peu plus de la réussite. Parler du coaching sportif, aujourd’hui, est un vaste débat. En eff et, le sens du mot «coach» est souvent usurpé et utilisé dans beaucoup de domaines, parfois même de façon abusive. La règlementation y est également très floue engendrant des dérives néfastes à notre profession. Malgré ces incertitudes et les problèmes inhérents à ce métier, l’évolution du coaching suit une croissance positive. En eff et, la professionnalisation du secteur, grâce à des formations de plus en plus spécifi ques, est un gage de sérieux et de succès pour celui ou celle qui décide de choisir cette voie. aujourd’hui, si vous décidez de vous lancer ou réfl échissez à la possibilité de devenir coach, l’important est que vous déterminiez dans quelles directions vous souhaitez aller. Chacun d’entre vous à une conception du coaching qui lui est propre. si vous voulez vous exprimer pleinement, il va être nécessaire de vous diriger vers les solutions qui vous correspondent le mieux. Différents choix s’off rent à vous : devenir coach à domicile, coach dans son propre studio, coach dans les clubs sportifs ou autres institutions, coach virtuel ou bien sûr coach dans les clubs de fi tness. Pour ce premier numéro de Fitness Challenges voici mes conseils pour ceux qui souhaitent exercer en clubs.

« Refuser de voir la vérité en face vous contraint à perdre l’avance que vous aviez sur vos concurrents »

Les clubs de fitness souhaitent apporter toujours plus de services au sein de leur établissement pour ainsi élargir leur panel de clients et améliorer leur chiffre d’affaires. Le service ‘coaching’ répond à cette demande. L’objectif pour les clubs, aujourd’hui, est de trouver un modèle économique viable afin de satisfaire les trois parties (le client, le coach et le club).

Les plus pour le coach :
● Un tremplin vers la réussite !Lorsqu’on n’a très peu d’expérience ou que l’on démarre son activité, ceci est un excellent moyen d’accroître sa notoriété rapidement et d’avoir ses premiers clients.
● Les prospects sont déjà présents ! Vous bénéficiez d’un nombre de clients «potentiellement» intéressants. D’après les statistiques IHrsa, le nombre d’adhérents faisant appel à un personal trainer se situerait entre 5 et 10 %. Pour un club avec 1000 adhérents, 50 à 100 personnes seraient susceptibles de travailler avec un coach. L’intérêt ici est que la pré-qualifié cation des prospects est déjà faite, vous allez donc gagner un temps considérable.
● Disposer d’une infrastructure, c’est s’enlever une épine du pied ! Le coach doit avoir plusieurs facettes pour réussir : compétences techniques, relationnelles, commerciales ou marketing… «Expérience client» correspond à la rencontre du coach avec le client… c’est ce que l’on nomme communément le service. Disposer d’un environnement adéquat et propice à la réalisation de cette «Expérience» est un facteur majeur de réussite. Avoir un espace réservé au coaching avec du matériel adéquat est une excellente initiative et des soucis en moins pour tout le monde.inconvénients ou difficultés que vous pouvez rencontrer
● La politique du club, avant tout !Chaque centre a un système et une organisation qui lui est propre. Vous devrez donc en amont vous renseigner sur les règles de fonctionnement de manière à ne pas être surpris.
● Main dans la main avec le club ! Cet accord « gagnant-gagnant » ne vous permet pas d’être maître à 100 % de votre business car vous êtes toujours dépendant du club où vous travaillez (ceci est tout à fait logique !).
● Vous ne serez pas millionnaire !En fonction du statut que vous allez choisir et les règles préétablies en amont, la rémunération n’est pas toujours la plus intéressante (voir ci-dessous). Mon conseil « Commencez petit, voyez grand ! ». Débuter votre activité sans prendre trop de risques, c’est le meilleur moyen de savoir si vous êtes fait pour ce métier. si je devais vous dire quelque chose, ce serait celui-ci : « Commencez petit, voyez grand ! ».

Quel statut choisir ? une préférence ? Salarié ou indépendant ?
Pour débuter en tant que coach sportif, il existe deux possibilités : le salariat ou l’indépendance. Salarié… Je démarre sans risque ! Les clubs, aujourd’hui, proposent parfois à leur salarié de démarrer le coaching par cette voie là. En effet, la polyvalence est très recherchée et est un atout pour vous.
Généralement, l’organisation d’un 35 heures, par exemple, peut se gérer de la façon suivante :
● 10 à 15 heures de cours collectifs par semaine
● 10 heures secteur «accueil-réception»
● 10 heures secteur «plateau cardio training et musculation». Ces 10 heures sont généralement un moyen de démarrer une activité de coaching grâce à des plages horaires définies par le responsable de la structure. Comment cela peut-il fonctionner au niveau organisation et rémunération ? Ceci est propre à chaque club et est défini généralement en amont. A vous de faire le nécessaire pour vous renseigner.

Quelques pistes de réflexion :
● La prospection peut être assurée à la fois par le club et/ou le coach.
● C’est un service du club au même titre que des séances de natation ou de squash par exemple.
● La transaction financière se fait donc du client au club.
● Les heures de coaching peuvent s’effectuer pendant ou en dehors des heures du salarié.
● Les primes sont à négocier pour chaque séance effectuée

Indépendant : je suis mon propre patron, oui  ! mais…En choisissant l’indépendance, la première chose que vous devrez faire sera de déterminer votre statut juridique : auto-entrepreneur, entreprise individuelle, société…

Gérer son propre business est une chose, mais respecter les règles de fonctionnement du club où vous êtes est fondamental. En règle générale, vous utilisez les infrastructures du club et pouvez bénéficier de son fichier client pour une action commerciale spécifique. Les règles sont différentes d’un club à l’autre. Ce sera donc à vous de négocier les points suivants. Des idées de location d’infrastructure et de maté-riels ? Il existe de nombreuses possibilités :
● Les 3 premiers mois gratuits, puis ensuite loyer mensuel progressif.
● Rente fixe pour emploi à mi-temps moins de 12 heures par semaine : exemple 60 €.
● Rente fixe pour emploi à temps plein. Plus de 12 heures par semaine : exemple 100 €.
● Un pourcentage sur le chiffre d’affaires : de 50 à 20 % selon le volume.
● Location à l’heure : dégressif selon volume, de 10 à 20 € par heure.

Mon conseil :
Lorsque j’ai démarré à Dijon, je me suis mis en auto-entrepreneur. Étant manager du club, cela me permettait de gérer mon propre business et de développer mon activité très facilement et à mon rythme.