Urban gym « un mandataire doit être désigné pour traiter la situation »

Urban gym « un mandataire doit être désigné pour traiter la situation »

En exclusivité, nous revenons sur les déboires que connaît aujourd’hui la franchise. Olivier Brahim, co-fon­dateur de l’enseigne, joue cartes sur table et clarifie la situation.

1- Pourquoi les salles de Lorient, Lanester, Bordeaux, Carcassonne et maintenant Alfortville, ont-elle fermées ? est-ce le fait du franchiseur Urban Gym ou uniquement des franchisés ?

Les clubs de Carcassonne, Bor­deaux, Lorient et Lanester ont fermé à cause d’un manque d’expérience de la part du gérant. Des choix d’investissements ou des dépenses excessives ont placé certains établissements en difficulté financière. Le franchi­seur conseille les franchisés mais n’a pas de droit de regard sur les comptes de chaque société. Chaque club est une entité indé­pendante et possède sa propre comptabilité.

2- Combien existe-t-il aujourd’hui de club urban Gym ?

Aujourd’hui, il existe 54 clubs Urban Gym en France.

3- Comment se fait-il que les salles ferment ? Les franchisés ne sont-ils pas livrés à eux-même ?

Certaines salles ferment après plusieurs mois d’activités (Car­cassonne, Bordeaux, Lorient).

La franchise permet d’ouvrir des clubs low-cost en apportant un concept complet avec des tarifs préférentiels pour le matériel et la mise en relation avec plusieurs fournisseurs. Les conseils appor­tés, comme cela fut le cas pour Carcassonne et Bordeaux, n’ont pas été appliqués. Il s’en est suivi de grosses difficultés financières avec un manque important d’ins­criptions. N’ayant pas suffisam­ment de trésorerie, les gérants ont du procéder à une liquidation et un dépôt de bilan. Chaque club est indépendant. Des choix en communication et publicité sont nécessaires tout en surveillant l’activité écono­mique de la ville pour une meil­leure rentabilité de l’entreprise. Beaucoup de clubs fonctionnent très bien grâce à l’implication de leurs gérants, leur expérience en tant que chef d’entreprise, leur maîtrise de l’activité et leur professionnalisme.

4- apparemment, le responsable de la franchise, Tony Lahaye a disparu…

Oui, Tony Lahaye, gérant de la société de franchise a disparu. Il n’a plus donné de nouvelles depuis début octobre.

5- Les bureaux à paris età Cholet sont également fermés ?

Oui, les bureaux de Cholet et d’Ivry sur Seine sont fermés. Les employés n’y travaillent plus.

6- vous êtes le seul aujourd’hui à répondre aux questions des journalistes, de la police… où sont passés les autres employés ? où est Romaric, le bras droit de Tony Lahaye?

Par respect pour nos fournis­seurs, partenaires et franchisés, je me dois de répondre à leurs questions. Il est important de ne pas les abandonner et de garder ce lien que j’avais avec eux en tant qu’animateur réseau. En effet, les journalistes, la police et les autres organismes me contactent pour connaître la situation de la société et le deve­nir de cette franchise. Je n’ai plus aucune nouvelle des autres employés.

7- il paraît qu’un mandataire judiciaire va être nommé. Avez-vous plus d’infos ?

Après avoir pris contact avec le Président du tribunal de commerce, le banquier et le comptable, un mandataire doit en effet être désigné pour traiter cette situation en urgence.

8- Et vous, qu’est-ce que vous allez faire ?

Ma situation est compliquée car j’étais salarié de la franchise depuis janvier 2012, au poste d’animateur réseau. Aujourd’hui, je me retrouve sans emploi.

9- Et les franchisés Urban Gym sous contrat, que vont-ils devenir ?

Les franchisés doivent continuer à exploiter leur établissement comme ils savent le faire. Le réseau des 54 clubs Urban Gym en France est une force face à la concurrence et un atout majeur pour nos adhérents. Tous les franchisés seront prévenus de l’évolution de la situation lorsque le mandataire aura rédigé son rapport et annoncera la déci­sion pour la société de franchise. Je reste à leur disposition pour toutes questions ou renseigne­ments complémentaires.

Merci Olivier pour votre franchise et d’avoir clarifié la situation.

Pierre-jacques Datcharry