Fitness Challenges – Février/mars 2017

L’ubérisation et la suppression des intermédiaires historiques…

Amazon a remplacé les libraires, eBay et leboncoin les salles des ventes et les vide-greniers, Airbnb l’hôtellerie, Apple, au bord de la faillite à la fin des années 1990, a remplacé les disquaires grâce à la double offre iTunes/iPod… les exemples aujourd’hui sont légion. Sans oublier, naturellement, Uber qui a révolutionné le secteur des taxis dans le monde et donné son nom à cette révolution…

« Remplacer », vraiment, me direz-vous ? Pas tout à fait, car les libraires, les hôtels et les CD existent encore…

La question fondamentale est de savoir pour combien de temps ?

Alors quels sont les intermédiaires sur le marché du fitness ? Le club, le coach ou les deux ?

L’offre des plates-formes numériques pour faire de l’activité physique à domicile explose et supprime clairement l’intermédiaire qu’est le club. Les cours collectifs ou en petits groupes en vidéo, quant à eux, suppriment inévitablement le coach ou le prof…

La manière la plus efficace de prendre la place d’un intermédiaire déjà installé a toujours été de supprimer la raison d’être de l’intermédiation, en reconfigurant le modèle économique (et généralement en s’appuyant sur l’insatisfaction des consommateurs ou des producteurs de ce marché). Données essentielles sur le marché du fitness dont on sait que le taux de fidélisation est très faible.

Les intermédiaires constituent un rouage indispensable du développement économique. Il est donc assez logique qu’ils soient traditionnellement parmi les acteurs les mieux rémunérés. En élargissant la taille des marchés au monde entier (Web 1.0), et en mobilisant la masse des internautes, à la fois comme clients et comme producteurs (Web 2.0), le numérique a démultiplié l’effet de richesse… du moins pour les gagnants du numérique : les nouveaux intermédiaires…

Pierre-Jacques Datcharry

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