7 conseils pour un marché en croissance

7 conseils pour un marché en croissance

Une nouvelle étude de Mintel révèle que les clubs privés de santé et de fitness ont connu une année record en 2019 au Royaume-Uni. Lauren Ryan, de Mintel, nous en donne les grandes lignes.

1) Savoir retenir les meilleurs instructeurs

Aujourd’hui, de nombreux instructeurs paient un loyer aux clubs de fitness pour y coacher leurs clients. Dans ce contexte, il peut être difficile de fidéliser les meilleurs talents.Selon Mintel, l’importance des instructeurs est confirmée par le fort taux (75 %) de personnes qui affirment que les coachs jouent un rôle clé dans l’appréciation d’un club. Les coachs pourraient être motivés à rester s’il leur était offert davantage de salaires fixes, des participations aux bénéfices ou des parts de l’entreprise.

2) Offrir des cours de qualité

La recette d’une fréquentation en augmentation dans votre club : des cours variés et des instructeurs motivés, sympathiques et passionnés. Mintel constate que les cours sont une des principales raisons de la fréquentation des clubs pour 58 % des personnes.

La concurrence croissante de nou-veaux concepts exerce également une pression accrue sur la qualité des cours dispensés.Établir clairement les horaires des cours, éviter de les annuler, et offrir une grande variété de cours pour tous les niveaux de forme physique, avec des instructeurs motivés qui créeront un lien avec les adhérents, reste la règle d’or dans ce domaine.

3) Être inclusif

Certaines personnes sont dissuadées de s’inscrire dans un club parce qu’elles estiment que leur niveau de forme physique est trop faible ou parce qu’elles souffrent de leur apparence. Il est essentiel que les clubs montrent un visage inclusif : avec des activités pour tous, des cours sociables et amusants jusqu’aux séances d’entraînement plus intensives destinées aux amateurs confirmés qui s’entraînent depuis un certain temps.

Les gens sont susceptibles d’être découragés s’ils ont du mal à suivre un cours. Une échelle de difficulté peut être proposée afin d’aider à évaluer le niveau d’expérience et de niveau de forme physique requis pour prendre part à certains exercices. Cela peut aider les adhérents à déterminer les cours qui leur conviennent le mieux et ceux qui leur permettront de rester motivés. Les instructeurs de fitness jouent un rôle clé dans cette appréciation.

4) La santé mentale est également importante

Comme le souligne le rapport Mintel Trend, Total Wellbeing, de plus en plus de gens considèrent leur corps comme un écosystème. Cela signifie que les clubs de remise en forme ont la possibilité d’élargir leur gamme de cours pour y inclure une offre pour la santé mentale.Il pourrait s’agir de se concentrer davantage sur le yoga et la méditation, ou bien sur la pleine conscience guidée afin de concurrencer les applications populaires telles que Headspace et Calm.

Le rapport Mintel énonce que si les clubs offraient un éventail plus large d’options pour permettre aux membres de se concentrer sur tous les aspects de leur santé, y compris l’esprit, les gens fréquenteraient la salle plus régulièrement et seraient beaucoup moins susceptibles d’annuler leur adhésion.

5) Donner du feed-back

Trop souvent, les gens sont livrés à eux-mêmes dans les clubs de fitness, après une courte visite des lieux et assez peu d’explications. Les salles de sport à bas prix dominant le marché, cette situation s’est accentuée du fait que ces établissements fonctionnent 24 heures sur 24 et ont souvent peu de personnel ou d’instructeurs présents.

Toutefois, pour stimuler l’adhésion et la fréquentation et contrer la menace des entraînements en ligne et sur application, les clubs de fitness doivent se concentrer sur le contrôle des performances et le retour d’information. Il existe une demande claire en ce sens : 72 % des gens préféreraient que les clubs de remise en forme les tiennent informés de leurs progrès.

6) Permettre le suivi

Selon Mintel, 28 % des personnes affirment que la possibilité de suivre leurs progrès les inciterait à s’inscrire ou à fréquenter plus souvent un club de fitness. Les grandes entreprises de la tech, telles que Google et Apple, ont développé leurs propres applications de fitness et leurs technologies portables afin de suivre les activités et les performances.

Apple continue Source : Lightspeed/Minteld’élargir la gamme d’équipements sportifs synchronisables avec les applications et appareils.Alors que les clubs de remise en forme remplacent et modernisent leurs équipements, il faut mettre l’accent sur la technologie permettant aux utilisateurs de se synchroniser facilement avec leurs applications de fitness.

Dans le cas contraire, les clubs de fitness risquent de perdre des membres au profit de services d’abonnement d’entraînement à domicile tel que Peloton Digital, où les données sont utilisées aux fins de motiver les consommateurs.

Les applications de marques peuvent offrir davantage de programmes d’entraînement, des entraînements personnalisés et de suivi des progrès. Si les applications sont conçues pour se synchroniser avec l’équipement du club, les membres pourront voir leurs progrès et recevoir des commentaires et des recommandations.

Cela permet d’offrir de nouveaux niveaux d’adhésion, avec des sections payantes de l’application pour une personnalisation et une interaction accrues avec les coachs. Il existe également la possibilité de récompenser les membres pour leurs progrès.

7) Construire des communautés

La majorité des options d’entraînement à domicile, des applications de fitness et des programmes d’entraînement en ligne ne comportent pas d’élément de communauté et de socialisation.Les gens ont envie de se rendre dans des clubs de fitness avec un binôme.

En conséquence, le fait de proposer des adhésions groupées à des amis et des colocataires encourage cette démarche. Avec l’ouverture de nombreux lieux et l’utilisation d’un modèle de franchise, il est possible de renforcer la présence auprès des populations locales, en s’impliquant dans les organisations locales et en augmentant le nombre d’adhérents et leur fidélisation.

 


Pierre-Jacques Datcharry