Alimentation & sport : un tandem indissociable…

Alimentation & sport : un tandem indissociable…

Il n’est plus à démontré le lien étroit qui unie la nutrition et le sport dans une démarche de prévention santé et de bien-être, tant physique que psychologique.  On ne peut parler d’activité physique ou sportive régulière sans parler d’alimentation adaptée et, inversement, parler de nutrition sans faire intervenir l’exercice dans une démarche globale, deux éléments indissociables.

Si l’on se place du côté de la nutrition, selon l’ARS, « la nutrition est un déterminant majeur de santé. Une nutrition saine, variée et équilibrée à tous âges de la vie contribue à un bon état de santé. A contrario, une nutrition inadaptée, qui s’éloigne des recommandations définies par les groupes d’experts scientifiques, est un facteur de risque et peut entrainer le développement de maladies chroniques dites de civilisation tel que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et la plupart des cancers. N’oublions pas non plus l’impact de ces pathologies en termes de coûts de santé publique.

A l’inverse, si l’on se place du côté du sport, de nombreuses études et recommandations de sociétés scientifiques et savantes ont mis en évidence les bénéfices des Activités Physiques et Sportives régulières sur l’augmentation de l’espérance de vie sans incapacité, la prévention de l’obésité, du diabète, des maladies cardiovasculaires, le suivi de certains cancers pour éviter les récidives. Sans compter les bénéfices sur le plan social et psychologique.

Nous pouvons donc en conclure que la nutrition et le sport sont deux déterminants majeurs de santé et de prévention.

Le PNNS 2019-2023 qui est principalement axé sur la nutrition, œuvre d’ailleurs dans cette logique de transversalité en promouvant parallèlement l’activité physique en tant que facteur de prévention santé et de bien-être physique et psychologique. 

SPORT ET NUTRITION : DEUX COMPOSANTES A REUNIR IMPERATIVEMENT POUR BENEFICIER DES EFFETS POSITIFS ATTRIBUABLES AU SPORT

Il est aujourd’hui admis que la nutrition à elle seule peut contribuer à hauteur 70% des objectifs dans une pratique sportive régulière.

Si nous prenons l’exemple d’une voiture mais que nous ne lui donnons pas suffisamment de bon carburant, elle n’ira pas bien loin. C’est semblable pour le corps humain. Une alimentation adaptée, tant quantitative que qualitative constitue donc un élément ESSENTIEL pour pratiquer une activité sportive dans les meilleures conditions. Et ce, quel que soit le niveau de pratique. Négliger son alimentation, c’est donc s’exposer au risque de faire du sport un « danger » potentiel sur le moyen et long terme (blessures, surentraînement, affaiblissement du système immunitaire, catabolisme musculaire, déminéralisation osseuse…), alors que l’objectif initial est diamétralement opposé.

Aussi, il serait aisé de penser que tous les pratiquants et professionnels du sport jouissent de connaissances suffisantes et approfondies en nutrition. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Du côté des professionnels du sport, beaucoup s’improvise « expert en nutrition » sans avoir, au préalable, été formés sérieusement. En effet, la nutrition ne fait pas ou très peu partie des référentiels de formations de la filière sport.

Du côté du pratiquant, trop d’erreurs alimentaires sont commises et entretenues par des influenceurs dont l’unique intérêt est de faire du chiffre.

In fine, le client sportif pensant bien faire, ne sait plus qui croire. Le Bon sens laissant la place au produit miracle.

COVID19, CRISE ECONOMIQUE ET EXPLOSION DU COACHING SPORTIF INDIVIDUEL

Ce n’est que depuis la pandémie de la Covid19, que le secteur du sport subit de plein fouet la crise économique et connaît une baisse importante de son activité. Du fait de l’absence d’accès aux structures sportives durant les confinements, l’obligation de distanciation sociale et depuis peu la mise en place du Pass sanitaire, nous avons pu observer l’explosion du coaching sportif individualisé. Lors du premier confinement, la sédentarisation dû à la forte limitation des déplacements a d’ailleurs été responsable d’une certaine prise de poids (moyenne de + 3 kg), ce qui a largement contribuer à la progression du sport, notamment en ligne.

Suite aux restrictions successives annoncées par le gouvernement et pour faire face à la crise économique, les acteurs du sport ont dû faire preuve de remise en question, d’adaptation et d’innovation pour continuer à faire vivre leur entreprise.

La plupart ont développé les entraînements en plein air lorsque c’était encore possible, d’autres ont dû s’initier aux nouvelles techniques digitales (vidéos en « Replay », cours en « live ») et proposer le sport en ligne tandis que d’autres professionnels du sport se sont tournés vers d’autres types de services transversaux, notamment le conseil alimentaire pour un accompagnement global de leurs clients.

Enfin, comme tout entrepreneur, il est d’ailleurs préconisé pour les coachs sportifs d’avoir une stratégie de suivi et de fidélisation des clients, notamment par des formations complémentaires qui vont leur permettre de rester dans les tendances du marché́. C’est dans ce cadre que la nutrition apparaît comme une opportunité certaine pour compléter les coachings individualisés.

LA PROBLEMATIQUE : ABSENCE DE QUALIFICATION DES ACTEURS DU SPORT SUR LE VOLET NUTRITION  

Tout comme les diététiciens qui doivent promouvoir l’activité physique (PNNS), les professionnels du sport se doivent aussi, de promouvoir les bonnes pratiques alimentaires et ce, en toute légitimité. Même si l’art N°L4371-1 stipule que seuls les diététiciens peuvent donner des conseils nutritionnels, dans la réalité, il n’en est rien.

En effet, en tant que Responsable et Fondatrice de l’organisme de formation PERFODIET, je côtoie et forme depuis plus de 10 ans les professionnels du sport. Je constate depuis plusieurs années que beaucoup de professionnels de la branche sport se donnent le droit d’établir des programmes alimentaires avec grammage des aliments sans nécessairement avoir les compétences requises car la nutrition ne fait pas partie de l’enseignement dans les formations de la filière sport ». Vous pouvez en tenir pour preuve les référentiels de certification des différents diplômes de la branche (BPJEPS, DEJEPS, filière STAPS, ancien BEES).

De toute évidence et je ne vous apprends rien, tôt ou tard, tout professionnel du sport, soucieux de la santé et du bien-être de ses clients, sera amené à parler d’hygiène alimentaire soit de manière spontanée soit par sollicitions de ces derniers.  Et depuis le confinement, cette pratique tend à s’accroitre (réseaux sociaux, influenceurs …)

QUELLE VALEUR AJOUTE DE SE FORMER EN NUTRITION ?

  • Pouvoir s’adapter aux mutations de la demande en coaching individualisé des pratiquants en maintenant un haut niveau d’attractivité́.
  • Développer de nouvelles compétences transversales de métier de coach sportif (préparation mentale, santé/nutrition, marketing digital…)
  • Pouvoir être prescripteurs vers un diététicien ou un médecin en cas de nécessité
  • Apporter aux coachs sportifs les fondamentaux de l’hygiène alimentaire et les bonnes pratiques d’accompagnement leur permettant de pouvoir répondre aux recommandations de l’ARS dans le respect du code de la santé publique (PNNS).
  • Sensibiliser à l’importance d’individualiser le service
  • Agir sur la prévention des risques liés aux dérives alimentaires (excès ou restriction d’une ou plusieurs familles d’aliments et/ou nutriments)
  • Agir sur la prévention du dopage et des conduites dopantes chez les pratiquants
  • Être en continuité avec le discours tourné vers la prévention santé

Pour répondre à ces nombreux constats, j’ai mis tout en œuvre pour que les professionnels du sport souhaitant accompagner leur client en nutrition puissent le faire en toute légitimité.

Rédigée par Audrey DELATER
Responsable de l’organisme de formation PERFODIET
www.perfodiet.com