IP 3, une dose de médecine du sport dans votre club !

IP 3, une dose de médecine du sport dans votre club !

Prévention, Protection, et Performance sont les trois P de L’iP 3, un appareil révolutionnaire développé par des chirurgiens et des kinés et qui, depuis cette année, fait son entrée dans les clubs de fitness, et en toute simplicité.

C’est une machine qui, à elle seule, illustre la convergence en cours du sport et de la santé. Son nom est IP 3. Vous n’en avez peut-être pas entendu parler car, il y a encore quelques mois, elle était uniquement réservée aux professionnels de la santé, dont des chirurgiens. Aujourd’hui, cette machine dédiée tant à la prévention qu’à la rééducation, arrive en club. “La plupart des machines installées dans les salles de fitness conditionnent les pratiquants à des mouvements répétitifs, et focalisent l’effort sur des zones bien précises. Nous avons voulu l’inverse”, explique Stéphane Nouveau, co-inventeur de l’IP 3 et directeur général de GeNouRoB, la société qui la conçoit. Cette machine propose des mouvements polyarticulaires et fonctionnels, pour des personnes victimes de blessures ou de surpoids, par exemple, et réclamant un entraînement à la fois simple et global, tout en étant sûr et efficace.

Du genou à tout le corps

Au départ, l’appareil était centré sur la pathologie du genou. “Nous avons voulu axer la machine sur la prévention des instabilités du genou, des ligaments croisés, en développant des exercices pour prévenir le risque de lésion ligamentaire, avec une simulation du tibia. Le but est d’éviter qu’il parte en avant, sinon il y a un risque de déchirure. Concrètement, dès qu’il part en avant, l’appareil le stimule, et nous évitons cela. De là, nous avons développé des exercices plus globaux de renforcement musculaire général”, détaille celui qui est aussi kinésithérapeute et ostéopathe.

L’une des applications de l’IP 3 est de préparer, par exemple, une personne avant un séjour au ski. Celle-ci peut suivre un programme afin d’améliorer son équilibre de façon à limiter, plus tard sur les pistes, le risque de chute et peut-être de blessure. Venant tout droit du monde de la médecine et d’un abord complexe, l’IP 3 a, en réalité, été conçu pour une intégration rapide en club, et une utilisation intuitive des membres. Un accompagnement sommaire de la part d’un coach est nécessaire au début (comme pour les autres appareils), mais, ensuite, le pratiquant peut se prendre en main tout seul. Car l’IP 3 est doté d’un écran tactile proposant un ensemble d’objectifs et des programmes, dont chaque mouve- ment est expliqué par une vidéo. Mieux : une application smartphone va voir le jour, pour un suivi plus individualisé.

Au-delà de la prévention, cet appareil convient aussi à la préparation physique pour les compétitions, notamment les sports de pivot comme le basket-ball ou le tennis – où les tensions sur les ligaments du genou sont importantes. “Un gros travail sur les abaisseurs des épaules a aussi été mené pour protéger cette articulation complexe, souvent malmenée dans beaucoup d’activités”, précise le concepteur de la machine.

Pas besoin d’encadrement

Mais alors, comment une telle machine peut-elle mesurer la performance réalisée ? Pour cela, elle capte la réactivité du membre (du corps humain !) concerné. Si elle est jugée bonne par l’ordinateur, on marque un point. Si la contraction est réalisée trop tôt, ou bien trop tard, vous ne duperez pas longtemps les capteurs. Ce produit est commercialisé depuis cette année dans vingt pays. GeNouRoB équipe les clubs, forme le personnel, et leur propose un contrat de maintenance. L’intérêt, sur le plus long terme, est, non seulement d’attirer une clientèle soucieuse de sa santé, mais aussi d’engager une dynamique dans le domaine de la prévention, de plus en plus regardée. Selon Stéphane Nouveau, l’IP 3 ajoute un vernis qualitatif à un club qui, d’un coup, peut proposer à ses membres une technologie d’une précision de niveau médical. “Les gens sont très en demande d’une prise en charge de qualité, mais avec un minimum d’acquis médicaux”, poursuit le spécialiste. Conçu par des chirurgiens, des kinés et des médecins du sport, l’IP 3 a pourtant été suffisamment vulgarisé pour se rendre disponible en “self-service” sans ajout nécessaire de personnel encadrant. L’appareil permet d’ajouter une dose d’encadrement, sans ressources humaines supplémentaires.

La seule limite de l’IP 3 est qu’il demande un peu d’espace. Stéphane Nouveau estime que la machine se destine d’ailleurs plutôt aux gros clubs. Non pas par élitisme, mais simplement parce que, a-t-il constaté, “les gens soucieux de leur santé ont plutôt tendance à se diriger vers ce type d’infrastructure, où l’encadrement est généralement plus conséquent”. Auparavant rejeté par les professionnels du fitness, car jugé trop complexe, l’appareil a été adapté et, désormais, il “reçoit un bon accueil”. Cerise sur le gâteau : un entraînement sur l’IP 3 ne réclame pas plus de 15 à 20 minutes.

Thomas Pontiroli