Le Covid-19 ne va-t-il pas numériser trop vite l’industrie du fitness ?

Le Covid-19 ne va-t-il pas numériser trop vite l’industrie du fitness ?

Des marques comme Peloton et Mirror, qui proposent des entraînements de qualité sportive à domicile, aux géants comme Nike et Adidas, qui ont contribué à populariser la «fit-tech» grâce à des partenariats avec Apple et Fitbit – de nombreuses entreprises ont réussi.

Selon des rapports, l’industrie du fitness numérique a généré 3,6 milliards de dollars de revenus pour les seuls États-Unis en 2019.

Le Covid-19 accélère les opportunités numériques

Au milieu de l’épidémie de coronavirus, Peloton et d’autres marques de fitness numériques se sont retrouvées dans une position plus chanceuse que les clubs de fitness physiques. En effet, elles sont déjà équipées pour offrir des entraînements à distance aux clients et ont naturellement vu une augmentation de la demande, du fait que les gens ne pouvaient pas se rendre dans leur club.

Les actions de Peloton ont augmenté de 9,2% au début du mois, tandis que les téléchargements de son application auraient augmenté de cinq fois en mars par rapport à février. Depuis, Peloton a suspendu les livraisons de nouveaux tapis roulants, en raison de la taille de l’article, ce qui rend les livraisons sans contact difficiles. Cependant, Peloton capitalise toujours sur la demande de son application d’entraînement à domicile (que les utilisateurs peuvent utiliser sans équipement) et a étendu son essai gratuit à 90 jours.

Nous voyons çà et là toutes les initiatives des clubs qui sont réalisées afin de continuer à proposer des entraînements de qualité à leurs adhérents. À ce jour, nous ne pouvons plus dénombrer toutes les plateformes de cours vidéo qui fournissent du contenu.

Toutes les grandes enseignes de clubs y vont de leurs cours maisons. Les indépendants réagissent vite également en s’appuyant sur les fournisseurs de cours comme Les Mills, Radical Fitness ou encore Zumba… ou sur leurs profs et leurs coachs afin de garder un lien naturel avec leurs adhérents. Les équipementiers comme Technogym, Matrix ou Life Fitness… ne sont pas en reste et proposent également des ressources.

→ La question est maintenant de savoir si une partie de ces nouveaux utilisateurs ne va pas se détourner des clubs physiques après avoir pris goût à l’entraînement à la maison, parfois en famille et très souvent gratuitement !

Au vu de la situation inédite actuelle, il semblerait que les clubs ne soient pas réellement prêts pour assumer, en plus, cela ?