L’enquête EuropeActive sur le dopage…

L’enquête EuropeActive sur le dopage…

Dans le domaine sportif, l’accent a beaucoup été mis sur la dissuasion et sur la détection des produits dopants, principalement dans le sport d’élite.

Cependant, la société doit faire face à une préoccupation de plus en plus grandissante et de l’ordre de la santé publique: l’utilisation abusive des agents de dopage dans le sport loisir.

Afin de se faire une idée plus précise de la situation actuelle, la Commission Européenne a souhaité réaliser une étude sur la prévention du dopage dans le sport loisir, au sein de l’Union Européenne.

L’étude a été réalisée par 6 experts internationaux et 8 chercheurs reconnus, dirigés par Europe Active. Tout ceci dans le but de réaliser une carte qui détaillera les dispositions légales, réglementaires et les pratiques de prévention du dopage dans les 28 états membres de l’UE. Cette carte est disponible sur le site de la Commission Européenne : http://goo.gl/nAhbdO.

Cette carte décrit et analyse les approches existantes sur la prévention du dopage en ce qui concerne les sports loisirs / récréatifs, et permet de comparer les situations d’un état membre à l’autre.

La carte révèle également les accords juridiques, administratifs et politiques régissant la lutte contre le dopage (avec inclus dedans les statuts, rôles et autonomies des organisations sportives, ainsi que la présence ou absence de lois anti dopage) et fait part des efforts mis en place pour promouvoir la prévention sur le dopage dans le sport récréatif. Enfin, la carte décrit et mesure l’implication des ONAD (Organisation nationale Antidopage).

Le principal objectif de cette étude sur la prévention du dopage est de pouvoir présenter des propositions et recommandations en matière de prévention du dopage, par rapport aux sports loisir, tout en tenant compte des différents pouvoirs, rôles et ressources entre l’UE, ses états membres, l’univers sportif, et les autres acteurs potentiellement pertinents.

Les principales conclusions :

L’étude confirme que les normes juridiques et pratiques sont gravement différentes entre les pays membres, particulièrement en ce qui concerne la législation pénale. D’ordre général, nous pouvons constater qu’il y a une désinformation totale parmi les citoyens, sur ce qu’est le dopage et les substances contenues dans un produit dopant, et sur l’effet déterminant de l’utilisation des produits dopants dans le sport récréatif. Jusqu’à ce qu’une nouvelle base de données plus importante soir générée, nous devons veiller à appliquer les normes internationales sur la prévention de la toxicomanie.

L’étude révèle 4 principaux obstacles dans cette lutte contre le dopage :

– comprendre qu’ingérer des suppléments nutritionnels est un pas vers le dopage
– améliorer la réglementation de l’industrie des suppléments nutritionnels
– l’accès aux produits dopant est facile
– le manque de coopération des parties prenantes

Afin d’améliorer la situation actuelle, il est important de mettre en place plus de coopération et de partenariats efficaces, ainsi qu’un partage des meilleures pratiques.

Il est également nécessaire de considérer l’organisation qui sera en charge de ce problème : fonction sportive, ONAD, santé publique … L’ONAD se concentre principalement sur le sport d’élite, mais elle peut fournir une expertise utile pour la prévention pour le sport loisir.

En conclusion, l’étude souligne que d’un point de vue éthique et philosophique, le sport loisir est lésé en matière de prévention contre le dopage, comparé au sport d’élite. Il est important d’informer les citoyens sur les méfaits de cette pratique, sur les droits et les libertés dont ils peuvent jouir, et les conséquences de leurs actes (criminalisation, normes et valeurs sociales … )

L’étude complète est disponible sur le site internet de la Commission Européenne : http://ec.europa.eu/sport/news/2014/study-doping-prevention_en.htm