Les bienfaits du sport, gravés dans la Loi de santé

Les bienfaits du sport, gravés dans la Loi de santé

Les activités physiques et sportives sont enfin considérées comme un outil de santé publique, en France. Cette reconnaissance figure dans un amendement au projet de loi relatif à la santé en discussion actuellement au Parlement.

L’exercice physique est de moins en moins associé aux activités professionnelles et aux déplacements de la vie quotidienne. La dépense énergétique des individus est limitée par le travail sédentaire et par les activités récréatives passives (télévision, internet, jeux vidéo). L’activité physique évolue en même temps que la société. Si le labeur excessif des périodes antérieures a contribué à un vieillissement prématuré de la population, l’accroissement du travail sédentaire tend aujourd’hui à priver une majorité d’individus d’une stimulation physique nécessaire à leur santé et leur bien-être.

« La politique de santé doit prendre en compte le développement du sport ou d’activités physiques à tous les âges », est-il mentionné dans l’amendement AS1477 tout juste adopté par l’Assemblée nationale. « La pratique d’une activité modérée (au moins 20 minutes trois fois par semaine) ou d’une activité intense (au moins 3 heures par semaine) diminue ainsi de 30% le risque de mortalité prématurée », précise cet amendement. Avec en outre l’amélioration du bien-être émotionnel et physique ainsi que de l’estime de soi.

Prévention primaire et secondaire

Les auteurs ajoutent que « l’activité physique est primordiale en prévention primaire des maladies cardiovasculaires mais également en prévention secondaire. Elle joue un rôle fondamental pour éviter le gain de poids et elle réduit le risque de certains cancers (colorectal, sein, endomètre, poumon, prostate). ». C’est simple, elle n’a que des avantages à condition de bénéficier d’un encadrement médical, en cas par exemple d’une reprise d’activité, à, partir de la quarantaine ou de la cinquantaine ».

En conclusion, cet amendement rappelle que « les enjeux de santé publique attachés à l’activité physique sont nombreux » : promouvoir les recommandations générales d’activité physique, en sensibilisant les populations selon leur condition, sexe et âge ; lutter contre la sédentarité par une concertation élargie incluant l’aménagement de l’espace urbain et des moyens de transport ; informer les professionnels des secteurs sportifs et médicaux, ainsi que les relais institutionnels des pouvoirs publics et de l’éducation, des liens entre l’activité physique, la santé et le bien-être ; sensibiliser les patients aux bénéfices de l’activité physique et définir avec eux le programme leur convenant le mieux, tout en développant de nouveaux moyens pour l’accompagnement et la prise en charge de cette activité physique, et mieux coordonner les dispositifs (centre de rééducation, cabinets de kinésithérapie, salles de sports).