Nerio alessandri un homme qui respire le bien-être…

Nerio alessandri un homme qui respire le bien-être…

Il est au monde du Fitness ce que Steve Jobs était à Apple : un père, un génie visionnaire, un homme d’affaires, un modèle. Nerio Alessandri, leader de Technogym, fait partie de ces businessmen partis de rien et qui se retrouvent un jour à la tête d’un véritable empire. Dernier édifice apporté à celui-ci : Technogym Village, « le campus du bien-être », qu’il a inauguré le 29 septembre dernier à Cesena en Italie. Chronique d’un succès pas forcément annoncé.

Après deux ans d’efforts « intenses et de gros investissements, nous sommes fiers d’avoir achevé Technogym Village. C’est un pro­jet d’envergure, une référence mondiale dans les secteurs du Well­ness et du Fitness. Pour nos clients, c’est une source d’innovation, d’équilibre, d’inspiration. Technogym Village représente une immense opportunité de développement pour le secteur, l’entreprise, l’ensemble de nos collaborateurs et notre région ». C’était le 29 septembre dernier, à Cesena, en Italie. Devant un pavé d’invités aux nationalités aussi diverses que les statuts sociaux représentés (professionnels du milieu, scientifiques, institutions..), Nerio Alessandri tenait à peu de choses près ce discours inau­gural, quasi identique à celui qu’il avait adressé quelque temps plus tôt à son personnel, lors du déménagement du siège de son entreprise au sein de Technogym Village. Un lieu inédit, sa dernière fierté, surnommé « The Well­ness Campus ». Soit un site de 150 000 m2 de superficie, dont 60 000 couverts, conçu par l’architecte de renom Antonio Cittero, et dont la vocation se veut d’être « un centre culturel, un laboratoire dédié à l’innovation, un endroit de production aussi, où collaborateurs, fournisseurs et hôtes du monde entier peuvent découvrir et apprécier pleinement l’expérience Wellness ». Le siège social de l’entreprise a donc migré dans cette nouvelle bâtisse, empreinte du sceau de l’écodurabilité et de la bioarchitecture, côtoyant une aire dédiée au Wellness, avec un espace forme des plus avant-gardistes, une autre aux conférences, une bibliothèque… Et un restaurant, où les plats sont agrémentés de produits locaux, mettant la Romagne à l’honneur. Et pour cause, si le Wellness s’impose bel et bien ici en tant que fil conducteur, le projet global s’inscrit aussi pleinement dans le cadre de l’initiative « Romagne-Wellness Valley », chère à Nerio Alessandri, et dont l’ambition est de faire de cette région la première en Europe dédiée au Wellness. Bref, un endroit singulier qui prône le « bien-être » tout en le transformant en « opportunité de développement économique pour la Romagne ».

Un garage, une startup, un empire

Technogym Village, ça pourrait être l’ultime aboutissement de Nerio Alessandri. Un toit gigantesque sous lequel vient se loger le tra­vail réalisé durant 28 ans. 28 années au cours desquelles les concepts porteurs qui font sa réussite aujourd’hui ont germé, se sont déve­loppés, et finalement, imposés en tant que référence. Un endroit qui les rassemble et leur ressemble. Mais à quoi donc cet Italien de 51 ans, leader mondial dans le secteur du bien-être, doit-il sa réussite ? Tout commence pour lui en 1983, année où il lance Technogym. Une startup parmi tant d’autres qu’il imagine en s’appuyant sur son frère, le collaborateur de toujours, Pierluigi. Il a alors 22 ans. Près de 30 années plus tard, la boîte emploie environ 2 000 personnes dans ses 13 filiales en Europe, aux USA, en Asie, au Moyen-Orient, en Aus­tralie et en Amérique du Sud. « Nos produits sont vendus dans environ 100 pays et nous esti­mons que 20 millions de personnes les utilisent tous les jours dans plus de 50 000 installations, dans les gymnases, les hôtels, les entreprises et les maisons privés ». Capital social ? 10 millions d’euros. Pourtant, Nerio Alessandri ne s’est pas toujours prélassé dans le succès. Les premières machines qu’il a conçues pour faire vivre Tech­nogym, c’est dans son garage qu’elles ont vu

le jour. Un passe-temps auquel il s’adonnait le week-end. Avant de devenir un géant mondial. « Au début des années 80, la technologie dans les salles de gym était assez rudimentaire. En assistant à un cours à Cesena, ma ville, j’ai réa­lisé qu’il y avait de la place sur le marché pour l’innovation : le premier outil que j’ai conçu et construit dans mon garage disposait d’une tech­nologie innovante et ergonomique. Il a rencontré un grand succès dans les gymnases. Très vite, d’autres salles de la région ont pris contact avec moi et mon hobby initial s’est transformé en emploi à temps plein. Je me suis appuyé sur mes amis: un voisin expert dans le développement du mouvement m’a aidé sur certains aspects de la production ; mon cousin, jeune employé administratif, m’a épaulé sur ces points ; un autreami, de retour des États-Unis, a éclairci avec les aspects commerciaux. L’innovation a toujours été le moteur de notre croissance ». Et de poursuivre : « A cette époque, quand tout le monde parlait de musculation, nous, on parlait de remise en forme. On a renforcé la sécurité, l’ergonomie et le design des machines. Puis dans les années 90, quand tout le monde parlait de la remise en forme, Technogym véhi­culait le concept d’une véritable philosophie de vie, le Wellness, prônant la pratique régulière de l’activité physique, une alimentation saine et une attitude mentale positive. Quand le Fitness véhiculait l’image du “paraître bien”, nous, nous développions des moyens pour “se sentir bien”. Le bien-être a été une véritable révolution qui nous a permis d’aller au-delà du sport de niche et de toucher tous les milieux sociaux ».

Le « bien-être », un style de vie

Le Wellness, voilà donc le fer de lance de Nerio Alessandri. Un mode de vie pour une meilleure qualité de vie. Une approche basée sur l’individu et qui entend favoriser la produc­tivité tout en diminuant les dépenses de santé. Public touché ? Le particulier, les institutions ou encore les entreprises, qui pourront dès lors compter sur « un personnel plus motivé et plus créatif ». Un concept que le businessman a porté jusque dans une organisation en 2003, la Wellness Foundation, et dont le but est de soutenir la recherche scientifique, l’éducation sanitaire et de promouvoir le Wellness, of course. La même année, il prenait une par­ticipation dans une entreprise opérant dans le domaine de la nutrition sportive. On ne compte plus aujourd’hui le nombre de brevets déposés, d’installations fournies, par celui qui s’impose comme le leader mondial en produits et services pour le bien-être psychologique et physique, ainsi que la rééducation. Pas plus d’ailleurs que les événements ou les marques auxquels la marque se trouve intimement liée. En moins de 20 ans, la startup Technogym a poussé la porte du simple atelier de garage pour mieux franchir celle des Jeux Olympiques (Sydney 2000, d’Athènes 2004, de Turin 2006, de Pékin 2008 et Londres 2012), en tant que fournisseur officiel, tout en flirtant avec de nombreuses équipes européennes et inter­nationales (à l’image de Ferrari Formula One) à qui elle fournit des équipements. Idem aux plus grands clubs de football professionnels d’Europe ou encore aux équipes de l’America’s Cup. Bref, Technogym, c’est un peu la réussite que nombre de professionnels envient secrète­ment. Quant au conseil de Nerio Alessandri à ceux qui démarrent dans le métier : « La chose la plus importante dans la vie, c’est de croire en ses rêves et de les poursuivre avec passion et persévérance ». Bien noté Nerio !

Le Président et fondateur de Technogym, Nerio Alessandri, et son frère Pierluigi Alessandri, vice-président du groupe, ont inauguré le 29 septembre un site de 17 hectares unique au monde. Parmi les invités, on comptait le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, Bill Clinton, de nombreux ministres italiens ainsi que 1200 autres personnalités issues du monde entier. Technogym, La Wellness Company, vient d’asseoir un peu plus sa réputation de leader sur le marché Européen du Wellness/Fitness.

En chiffres :
• 2000 employés
• 250 brevets
• 14 branches d’activité
• 60 distributeurs couvrant plus de 100 pays
• 100 000 résidences privées
• 65 000 installations clubs/hôtels
• 25 millions d’utilisateurs quotidiens des produits