Quelles tendances pour vos réseaux sociaux à l’heure de la réouverture ?

Quelles tendances pour vos réseaux sociaux à l’heure de la réouverture ?

Les réseaux sociaux ont été au cœur de la crise depuis un an. Le nombre d’utilisateurs actifs en France a augmenté de 12 % de janvier 2020 à janvier 20211.

Pour faire face à cet accroissement de la demande et aux nouveaux usages des utilisateurs, les plateformes ont déployé énormément de nouveautés en quelques mois. De nouveaux venus ont pointé leurs nez sur le marché. Ce chamboulement a entraîné de nouvelles habitudes d’utilisation du digital. Il est donc temps de faire le point sur ces nouveautés pour repartir du bon pied et relancer votre visibilité digitale.

Une avalanche de nouveaux réseaux 2020 a vu percer des réseaux qui jusqu’ici étaient dans l’ombre ou inconnus. TikTok a connu une hausse d’utilisateurs de 27 % au premier semestre.
Clubhouse lancé en mars 2020 connaît un énorme décollage et est déjà largement copié.
Elon Musk a désavoué WhatsApp, et plébiscité Signal (messagerie privée). Une foule d’utilisateurs a alors fondu sur la nouvelle plateforme de messagerie.
Notre gouvernement a cherché à toucher les jeunes en diffusant sur Twitch, et voilà que le grand public découvre ce réseau de streaming vidéo. Twitch multiplie ainsi son audience par deux en un an.
Vous le savez, la nouveauté attire. L’apparition d’un nouveau réseau, présenté souvent comme un eldorado, est très tentante pour une entreprise. En un an, nous avons vu exploser Telegram (messagerie privée), TikTok (réseau de vidéos), Twitch, Signal et Clubhouse (réseau audio). Mais y a-t-il un intérêt pour votre salle à être sur ces nouveaux réseaux ?
Adopter un nouveau média pour diffuser son image ne peut pas dépendre de la mode. Cependant, il y a des avantages à être sur de nouvelles plateformes. L’intérêt d’être sur un nouveau réseau social est qu’il y a peu de concurrence, ce qui permet de construire une communauté plus facilement. Aujourd’hui, il est difficile sur des réseaux anciens comme Facebook, YouTube, et même sur Instagram, de faire croître sa communauté.
Étant donné qu’il y a moins de monde sur les jeunes réseaux, la portée des publications est plus importante, car moins contrainte par l’algorithme. Bien sûr tout n’est pas rose dans ces eldorados, il y a aussi quelques inconvénients de taille.
Le premier, c’est que l’eldorado peut s’avérer n’être qu’un feu de paille. Est-ce que ces réseaux seront toujours là dans trois ans ? Personne ne le sait. Le monde des startup est un monde cruel. Elles sont difficilement rentables avant plusieurs années. Elles sont souvent copiées par les mastodontes du marché et donc perdent de leur attractivité.
Le groupe Facebook cherche souvent à racheter les nouvelles start-up prometteuses. Quand la négociation financière échoue, il copie allégrement les fonctionnalités nouvelles pour ses propres réseaux.
Autre problématique : la cible. On n’y trouve pas forcément ses clients. La courbe d’adoption d’un nouveau produit le montre, les early adopters (adopteurs précoces) représentent environ 15 % de la population. On est donc loin d’une majorité.
Cela dit, les vieux réseaux voient leur portée organique (gratuite) baisser en flèche et le coût publicitaire grimper doucement année après année. Même si vos clients sont dessus, la visibilité devient plus compliquée. La conclusion est qu’il faut prendre des risques et mixer nouveaux et anciens réseaux. Il est impératif de prévoir l’avenir et de tenter une nouvelle piste de visibilité. Pour cela, il est important d’étudier ces nouvelles plateformes, regarder celle qui semble le mieux vous convenir afin de l’insérer dans votre plan média.
Dernier point concernant la multiplicité des réseaux : le temps passé à produire du contenu. Plus de réseaux équivalent à plus de temps de publications, car bien sûr, on ne reproduit pas à l’identique d’un réseau à l’autre.
Chaque réseau a sa cible, sa technologie, ses codes.

Se démarquer pour résister
Avec la Covid, les tendances se sont exacerbées. La digitalisation des entreprises a été faite à marche forcée en quelques mois. Conséquence : la présence des solutions fitness est de plus en plus vive sur Internet. Les salles ont accentué leur présence via des groupes, des accès membres, des vidéos live, des tunnels de vente… Les coachs ont aussi développé une offre importante en ligne.
Les taux de téléchargement des applications sportives ont grimpé de 60 % en 2020.
Bref, la concurrence s’est largement déplacée sur les écrans. Aujourd’hui plus que jamais, une entreprise doit montrer ses différences pour se faire remarquer et amener le prospect à la considérer comme une potentialité. Pour cela, il est important de se mettre en avant, se démarquer.
Une marque qui n’a pas de valeur est vouée à fermer : c’est un constat unanime dans le monde du marketing.
Se démarquer ce n’est pas forcément être ultra-original, nous ne sommes pas tous Steve Jobs et n’avons pas non plus tous envie d’être filmés toute la journée.
Il faut donc trouver une façon intermédiaire, mais efficace pour se dévoiler.
Le storytelling est indissociable d’une marque de nos jours. Il est impératif que vos prospects comprennent votre histoire, qui vous êtes, pour s’attacher à vous et créer du lien.
Le storytelling passe soit par une histoire de marque, soit par une incarnation de la marque.
Si on prend par exemple la marque E. Leclerc, elle est incarnée par Michel Édouard Leclerc, dirigeant charismatique, libre d’esprit et qui se bat pour le pouvoir d’achat.
D’autres marques n’ont pas de porte-étendard, mais une histoire, c’est le cas de Patagonia : l’aventure commence quand un alpiniste se lance dans la fabrication de
matériel d’escalade le moins nuisible pour la nature. Il est temps comme beaucoup de marques de connaître et de faire connaître ce qui vous rend unique. Réfléchissez votre salle comme une marque avec une vision et une mission pour communiquer dessus.
Du grabuge entre Apple et Facebook : l’avenir de la data !
Si vous faites des publicités sur Facebook, vous avez forcément vu l’annonce passer au moins vingt fois depuis janvier : il y a un problème avec Apple !
À l’heure où j’écris ce texte, voici un état des lieux de la situation et de ce que nous savons.
La marque à la pomme a ajouté de nouvelles règles dans son système pour protéger la vie privée de ses clients quand ils utilisent des applications tierces. Avec la mise à jour iOS 14.5, Apple contraint les applications telles que Facebook à demander aux utilisateurs leur permission pour les suivre à la trace sur le Web.
Ce pourrait être le plus grand changement en matière de confidentialité des données à ce jour ! Le contrôle de la collecte des données est entre les mains des utilisateurs d’applications qui peuvent refuser le partage de celles-ci. Pour les géants du Web dont le modèle économique est de miser sur un tracking important pour vendre des publicités ciblées, c’est évidemment la douche froide.
À votre niveau qu’est-ce que cela change ? Si vous faites des publicités sur Facebook/Instagram en utilisant un pixel sur votre site Internet pour récupérer des données, alors vous avez un souci.
Facebook essaie de mettre en place un barrage avec son API de conversion, mais quoiqu’il arrive cela ne résoudra pas complètement le problème du blocage des données.
Facebook annonce une perte de 30 à 40 % des données collectées.
Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ce nouvel état de fait, s’il perdure ?
• que nous ne sommes pas propriétaires des données que nous utilisons et que nous devons en avoir conscience. Ce ne sont que des outils et il ne faut pas en être dépendant ;
• qu’il faut diversifier ses sources d’acquisition de trafic pour ne pas être trop impacté lors de gros changements comme celui-là ;
• qu’il va falloir repenser la stratégie globale sur Internet en incluant des données moins fiables et plus restreintes ;
• qu’il se peut que dans quelque temps les données deviennent plus chères. Il se peut que nous ayons à payer aussi pour accéder aux données Apple (et autres). La marque pourrait créer son propre système, indépendant de tout autre, comme l’a fait Amazon avec sa propre régie publicitaire.

La gestion des données est donc un sujet qui commence à prendre de l’ampleur. La RGPD avait déjà mis un pied dans la fourmilière en bloquant certaines pratiques. Aujourd’hui, il est possible que cela aille encore plus loin. La réflexion sur les données dont vous disposez va, selon moi, devenir un sujet central dans les prochaines années.
D’une part, parce que je suis intimement convaincue que la data sera la première richesse des entreprises, certaines commencent déjà à l’insérer dans leurs actifs.
D’autre part, car la data permet d’être plus efficace dans la connaissance de ses prospects et donc dans son marketing. Et surtout, elle permet de découvrir des informations auxquelles nous n’avons pas accès autrement.

Nadège Jorand, agence de marketing digital.

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