Entre nous, êtes-vous certains d’avoir tout mis en œuvre pour recruter de nouveaux clients sur Internet ? Alors profitons de la rentrée pour reconsidérer ce canal qui, encore en 2014, est mésestimé. Combien de clubs ne mettent pas à jour leur site Web, se soucient peu de son ergonomie, et n’adaptent pas leur communication à ce média ? Tour d’horizon des outils imparables pour soigner votre réputation en ligne et… recruter des clients. Sans ça, ils ne seraient probablement jamais venus suer dans votre salle.
GYMLIB

“Avec GymLib, le club touche une autre cible que celle déjà abonnée. Jamais nos formules ne cannibaliseront celles de l’enseigne, car elles sont volontairement de courte durée, et leur coût annualisé n’est pas intéressant comparé à un engagement de 12 mois”, rassure le fondateur de cette jeune société, Sébastien Bequart. Le prix n’est pas imposé, il est négocié avec le club afin de n’être ni compétitif ni dissuasif. “Nous ciblons les réfractaires à l’engagement, ceux qui ont connu une mauvaise expérience, ou les curieux”, poursuit celui qui s’est inspiré du modèle britannique à succès PayasUgym (“paye pour ce que tu t’entraînes”). Que proposez-vous aujourd’hui à une personne en vacances trois semaines dans la ville d’implantation de l’une de vos enseignes ? Ne compte-t-elle pas sur vous, à ce moment, pour l’accueillir et sauver son programme ?
“Notre formule s’adresse par exemple aussi à un couple dont la femme s’entraîne dans un club Untel et, exceptionnellement, se fait accompagner par son mari. Avec GymLib, exit le formulaire d’inscription fastidieux en ligne, il lui suffit de prendre un pass”, illustre encore Sébastien Bequart. Une fois franchi le seuil de l’entrée de votre club – qui, du point de vue de nombre d’adhérents débutants, est plus difficile que n’importe quel entraînement –, ces clients d’un jour pourront se transformer en adhérents fidèles. Mais pour ça, GymLib ne peut rien, ce sera aux qualités de votre club d’être assez fortes !
Avec 250 enseignes partenaires après seulement six mois d’activité, GymLib pense dépasser la barre des 300 à la fin de l’année, grâce à des enseignes de taille comme Moving ou HealthCity. Quant aux salles low cost, la start-up ne les vise pas au premier chef, car naturellement, “elles considèrent que cela menace leur modèle”. Mais Sébastien Bequart a toujours quelque chose à leur rétorquer. Il insiste : “Les membres passant par GymLib ne seraient de toute façon pas venus dans votre club…”
ZIPPY GUIDE

Une fois ces belles fiches établies, Zippy Guide peut montrer ce qu’il a sous le capot : un comparateur d’activités. Sur Internet, les consommateurs ont été habitués à comparer – le fitness aussi. “Une personne souhaite s’inscrire à un cours d’abdos-fessiers près de chez elle ? Une autre préfère la Zumba® ? Une troisième, le RTX ? Pas de problème, puisque nous leur fournissons un moteur de recherche géolocalisant leur position et leur suggérant les clubs idéaux à proximité d’eux”, détaille Nicolas Pasquet. Car le principal critère regardé par les futurs adhérents serait la position géographique du club… Zippy Guide a donc choisi de soigner tout particulièrement cet aspect.
Afin d’aller plus vite, la plate-forme se pose en intermédiaire pour conclure un abonnement directement en ligne. Si les grosses franchises le font, les autres apprécieront – le prix leur est accessible : 39 euros par mois et 15 % de commission. La botte secrète de Zippy Guide est de ne pas harceler l’internaute de questions à l’inscription. Nicolas Pasquet déplore que “les clubs demandent toujours trop d’informations aux gens, même pour une séance d’essai !” Alors le service se veut aussi simple qu’un site de chaussures… Ainsi sont les codes sur Internet. Demander l’adresse e-mail (pour la newsletter) suffit dans un premier temps. Le numéro de téléphone servira à annuler en cas d’urgence et le code postal peut être pratique pour localiser la personne.
Pour le reste, mettons au placard les “pratiques archaïques” comme “les relances insistantes par téléphone”. Quelle image vont-elles laisser ? Pour fidéliser les nouveaux clients, Nicolas Pasquet propose une formule : la liberté. “Nous remarquons que les clients détestent s’engager. Quand on leur demande, la plupart ignorent que les clubs proposent autre chose que l’abonnement annuel. Malgré cela, une personne sur deux change de club chaque année… Nous pensons qu’il y a la place pour des formules flexibles, comme les cartes mensuelles”, estime le patron de Zippy Guide. Pour lui, “entre l’abonnement annuel et la séance d’essai, il y a un monde”. Recensant une centaine de salles en Île-de-France, la plate-forme va s’étendre à Lyon et s’ouvrir à d’autres pratiques, comme les arts martiaux ou la course. Également inspiré par PayasUgym, il rappelle que ce site a apporté 150 000 clients actifs en trois ans. Qu’ils soient fidèles ou pas, ils sont venus, et “du cash est entré dans les caisses”.
BON-PLAN-FITNESS

MA SALLE DE SPORT

Derrière, les managers ont accès à un outil d’analyse des données permettant d’étudier les motivations des prospects et de les relancer. C’est une grande tendance qu’observe cet expert du fitness : son outil permet indéniablement de contribuer à la professionnalisation des gérants de club sur la partie marketing. Initialement créée pour les petites structures sans budget publicitaire, Ma Salle de Sport a finalement attiré des grosses franchises. L’argument imparable : “Certains clubs pensent ne pas avoir besoin de la plate-forme car ils imaginent qu’ils sont connus dans leur zone de chalandise, mais combien passent devant leur salle, sans les trouver ? ”



