Reebok donne des ailes au crossfit

Reebok donne des ailes au crossfit

Ce sera l’événement du Printemps. Presque 20 ans après la naissance de la première box à Santa Cruz, la création de quelque 2500 box a liées dans le monde, Paris se met à l’heure du Crossfit en ouvrant une box Reebok Crossfit Louvre, au cœur de la ville. 500 m2 de « jeux d’adultes » comme la désigne Daniel Chaffey, son directeur, coach diplômé par l’unique centre de formation situé aux États-Unis. Mais c’est quoi au juste le Crossfit ? Créée par un ancien gymnaste – Greg Glassman – dans son garage transformé en salle d’entraînement, cette activité s’articule autour des WOD (WorkOut of the Day). Un entraînement à durée variable (environ 30mn) qui rassemble plusieurs techniques issues du fitness : la gymnastique (pompes, tractions, flexions, etc.), la cardio (course à pied, rameur, corde à sauter, etc.) et l’haltérophilie (arraché, épaulé-jeté, squats, soulevé de terre, etc). Peu de machines Uniquement des « mouvements fonctionnels constamment variés et pratiqués à haute intensité, explique Daniel Chaffey. Tous les groupes musculaires travaillent, depuis la partie centrale – ceinture abdominale et grands fessiers qui sont des muscles lents et puissants – jusqu’aux extrémités, pieds et mains ». Ouvert à tous âges et toutes conditions physiques, l’activité nécessite un coach pour dix « athlètes » (c’est le nom des pratiquants !). C’est une des caractéristiques qui le différencie du fitness : « la présence permanente des coachs créée un lien étroit avec les pratiquants, plus humain, plus dans le relationnel, dans le partage, c’est ce qui rend très vite l’athlète addict », note David Sylla, Senior sport marketing manager chez Reebok. Ce qui explique « un taux de rétention de 75 à 90 % contre 50 à 60% pour un club traditionnel » ajoute David Sylla.

Quand Reebok renoue avec ses racines !

S’associer au CrossFit pour Reebok c’est développer son image, certes, diffuser sa marque également, mais pas seulement. « Les racines de Reebok sont liées au fitness depuis longtemps, explique David Sylla. Il a marqué l’histoire de la marque, avec notamment la création du step ou encore de la freestyle – première chaussure spéciale fitness pour les femmes. Lorsque Reebok est entré dans le groupe Adidas il a été décidé de refondre la stratégie de la marque et du groupe. Et c’est toujours un choix judicieux que de se replonger dans ses racines, de voir d’où l’on vient pour savoir où l’on va… Nous avons voulu nous différencier, préempter une pratique et la mettre en lumière, et créer un nouveau sport – le CrossFit – et écrire ainsi de nouvelles lignes dans l’histoire du fitness ». En 2010 Reebok signe donc un partenariat stratégique avec Greg Glassman, le créateur et dépositaire de la marque Crossfit, en devenant sponsor officiel des Crossfit Games aux Etats-Unis, puis en 2011 Reebok devient l’unique sponsor de CrossFit. Un cap : faire sortir cette activité de son noyau communautaire et injecter le « virus positif » dans tous les pays du monde, « lui donner des ailes pour le faire décoller » et toucher le plus grand nombre. En un an la France passe d’un club à six aujourd’hui. Après Bordeaux, Toulouse, Cannes, Le Havre, Montpellier, Rouen, ce sera bientôt Paris, Aix-en-Provence, Marseille, Lyon et Clermont- Ferrand qui se mettront à l’heure du CrossFit.

Reebok Crossfit Louvre
La 7e box française ouvre ses portes la semaine du 9 mai 2012. 800 m2 aménagés avec vestiaires, zone de détente, accueil et boutique Reebok avec ventes de produits conçus spécifiquement pour le Crossfit. Huit coachs pour encadrer les athlètes  et assurer les six séances d’initiation prévues pour les nouveaux membres. http://reebokcrossfitlouvre.com/

15 box en 2005, 3000 aujourd’hui
Si le Crossfit existe depuis une quarantaine d’années, son organisation en box est très récente. « Il y a cinq ans, 3 box Reebok existaient dans le monde, aujourd’hui il y en a 43, souligne David Sylla, Senior Sport Marketing Manager chez Reebok. Même engouement pour les box sans signature Reebok, elles étaient 15 en 2005 et 3000 en 2011 ». Un chiffre qui s’explique notamment par l’organisation de la pratique, hier sauvage et underground, aujourd’hui offshore merchant account organisée et structurée.